J’aime beaucoup ce mot. Certainement parce qu’il veut dire une flopée de choses pour moi. En ce moment, c’est mon équilibre qui est bouleversé ; dans tous les sens, du terme et tout court. (Attention. Ceci n’est pas une dissertation et n’imaginez pas que j’aie l’intention de vous dévoiler tous mes monologues intérieurs façon Virginia Woolf.) Mon équilibre mental ne tenant déjà plus qu’à un fil, il en fallait peu, diront les mauvaises langues. Mais je vous pardonne parce que bon, on n’est plus à ça près. Et chacun sait que les mauvaises langues sont légions dans ce monde au pathos grandiloquent.
L’équilibre était donc instable depuis bien longtemps déjà. Alors quand en plus, on ne trouve plus les raisons qui font que. Quand on ne trouve pas la raison pour faire que. Quand on est paumé, quand on croit qu’on va y perdre. Quand on prend le temps à contre-courant, quand la motivation s’en fout. Et puis, surtout, quand tout le monde s’en fout mais se mêle quand même de ta paille – alors que toi, t’as même pas voulu demander si la poutre dans le cul, c’était confortable. Quand. Quand.
Eh bien, le câble se tend.
Alors, le déclic ; la soupape.
Ou la guerre, à soi-même ; aux autres.
La guerre déjà bien amorcée – le déclic, il s’est fait désirer (mais je dis n’importe quoi parce qu’en fait je ne pensais jamais avoir droit à un déclic pareil) – j’attendais la fin avant d’avoir combattu. Le déclic m’a sauté à la gorge, m’imposant sa soupape inconfortable et m’a dit « Ahaha, je t’ai bien eu ! » Il voulait juste me foutre la trouille : « La soupape, c’est ta liberté. » Ce qui m’a bien fait rire. Non mais c’est quoi cet oxymore à la con ?? Mais le pauvre bougre voulait juste m’aider. Et, pour une fois, je me suis laissée faire.
Oui, pour un temps, j’ai mis la camiso… euh, la soupape. J’ai décidé de m’organiser (« Mouhaha, la vengeance est un plat qui se mange froid ! » – … Hum, c’était pour rire !…). Je l’étais déjà, organisée… mais plutôt sur l’instant.
J’ai décidé de m’organiser. Pour gagner la vitesse de croisière, battre mes records intimes et, surtout, avoir le temps.
Et, quand j’en aurai assez de toutes les conneries que je viens de raconter, je ferai sauter la soupape, et le chat ira voir si les souris dansent.
(D’ici-là, méfiez-vous : camisole – enfin, soupape – ne rime pas toujours avec « plus raisonnablement ».)