
Une étude en rouge ~ Arthur Conan Doyle
6 mai 2010Quatrième de couverture
Au n°3 de Lauriston Garden, près de Londres, dans une maison aide, un homme est trouvé mort. Assassiné ? Aucune blessure apparente ne permet de le dire, en dépit des taches de sang qui maculent la pièce alentour. Sur le mur, griffonnée à la hâte, une inscription : Rache ! Vengeance ! Vingt ans plus tôt, en 1860, dans les gorges de la Nevada, Jean Ferrier est exécuté par de sanguinaires Mormons chargés de faire respecter la loi du prophète. Sa fille, Lucie, est séquestrée dans le harem du fils de l’Ancien. Quel lien entre ces deux événements aussi insolites que dramatiques Un fil ténu, un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dévider. Une intrigue tout en subtilités où, pour la première fois, Watson découvre le maître…
Divagation personnelle
Enthousiasmée, que dis-je, complètement envoûtée par l’univers de Sherlock Holmes porté à l’écran par Guy Ritchie en février, il fallait que je redécouvre l’œuvre d’Arthur Conan Doyle incessamment sous peu. Il faut dire que, fascinée par Londres et la fin du 19ème siècle, ma vie se suspend à la plume de cet auteur quand j’en commence la lecture.
Le seul défaut de ce roman est la frontière trop nette entre deux récits ; l’un se déroulant à Londres, l’autre en Amérique. J’ai encore une fois trouvé le flash-back explicatif trop long, je le lisais dans l’attente de Londres, du retour à la vraie histoire. Bon, côté suspense, faut pas trop en demander ! Mais le thème de la vengeance, une fois qu’on retrouve les vrais rails, tient en haleine.
J’aime ce premier roman pour cette rencontre marquante qu’est celle de Watson et Holmes. Holmes, sa rudesse, son chien, son violon… Watson, son côté candide, son humanité… Je suis à chaque fois sous le charme de leur rencontre, de la manière qu’a Conan Doyle de nous conter la complicité qui s’installe, de l’humour irrésistible qu’il sème partout… Et toujours ce modernisme, ces explications impressionnantes à propos des observations de Holmes qui ont mené au coupable ! Génialissime !
Quelques extraits
– Il n’est pas facile d’exprimer l’inexprimable ! répondit-il en riant. Holmes est un peu trop scientifique pour moi, – cela frise l’insensibilité ! Il administrerait à un ami une petite pincée de l’alcaloïde le plus récent, non pas, bien entendu, par malveillance, mais simplement par esprit scientifique, pour connaître exactement les effets du poison ! Soyons juste ; il en absorberait lui-même, toujours dans l’intérêt de la science ! Voilà sa marotte : une science exacte, précise.
– Il y en a de pires, non ?
– Oui, mais la sienne lui fait parfois pousser les choses un peu loin… quand, par exemple, il bat dans les salles de dissection, les cadavres à coups de canne, vous avouerez qu’elle se manifeste d’une manière pour le moins bizarre !
– Il bat les cadavres ?
– Oui, pour vérifier si on peut leur faire des bleus ! Je l’ai vu, de mes yeux vu.
– Et vous dites après cela qu’il n’étudie pas la médecine ?
– Ce que vous faites n’a pas d’importance aux yeux du public, repartit mon compagnon avec amertume. Ce qui compte, c’est ce que vous lui faites croire !…
Doyle, Arthur Conan. Une étude en rouge. Paris : Librairie Générale Française, 1995. (Le livre de poche). 147 p. ISBN 978-2253098102





Un excellent souvenir que ce premier roman et pièce du Canon Holmesien. Rien que pour la rencontre entre Holmes et Watson cet ouvrage est un incontournable.
Incontournable, c’est le mot !
C’est un de mes préférés…
Je l’ai lu aussi, et comme toi j’ai trouvé que le seul point noir du livre résidait dans le fait que le flashback était aussi trop présent, trop long…
Néanmoins, j’ai adoré découvrir ce tout premier volet, d’une série d’oeuvres incontournables.
pour l’instant, c’est celui que j’ai préféré incontestablement, je dois dire ^^
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Ohh je vais me l’acheter !! Surtout qu’en ce moment j’ai besoin de ma dose de Sherlock Holmes =)
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